Ernest et Rebecca, Tome 4 de Bianco et Dalena

07 juin
7 juin 2012

Couverture Ernest et Rebecca 4Sans les triopotes, sans Pépé bestiole, sans Coralie et sans même Ernest, Rebecca traverse la France en voiture avec son père, en direction de sa nouvelle maison qui se trouve au beau milieu du pays des cailloux qui marchent… De son côté, sa grande sœur Coralie prend le train toute seule pour retrouver son Freddy, tout en ignorant que celui-ci est trop occupé, dans les bras d’une autre, pour penser à elle…

Sur la route, Rebecca nous rappelle quelque chose que l’on avait eu tendance à oublier au cours des deux tomes précédents, sa maladie. Le premier tome commençait par nous parler de ses défenses immunitaires un peu faible, son dynamisme et sa joie de vivre nous l’avaient presque fait oublier. Nauséeuse en voiture, sensible au moindre changement de température, elle nous rappelle que sa vie n’est pas facile tous les jours et que, même si elle n’est plus obligée de voir tout le temps le terrible docteur Fakberg, sa vie n’est pas facile tous les jours. Heureusement, quand ça va mal, il y a Ernest…

Nouveau décor et nouveau bout de vie pour Rebecca qui se retrouve donc, une nouvelle fois en vacances, cette fois avec son père et plusieurs habitants du camping où se trouve la maison. Nouveaux personnages également puisque Rebecca va être entouré de Gros Dédé et Nicole, Sabine, qui fréquente son père de très près et son fils Rodrigue, qui a environ le même âge qu’elle. Au départ, pas de nouvelle d’Ernest…

Si c’est plutôt bon signe pour Rebecca et que c’est ce que l’on peut lui souhaiter de mieux, Ernest étant la manifestation de sa maladie, son absence laisse pourtant un véritable vide dans l’album. Rebecca, seule, s’en sort très bien pour nous faire rire et nous attendrir, mais sans Ernest, ce n’est pas vraiment pareil. Rodrigue tente bien involontairement de prendre la place de celui-ci, mais malgré ses techniques infaillibles de pêche au poulpe géant, il n’a pas la carrure du plus fort de tous les microbes. Ernest manque, c’est un fait. heureusement, il ne manque pas trop longtemps, puisqu’il finit bien sûr par repointer le bout de son nez…

Tranquillement, avec humour et finesse, G. Bianco continue de nous parler de l’enfance et de la maladie, de l’adolescence et de ses peines de cœur. Des problèmes qui ne semblent finalement pas inéluctables puisque, depuis le tome précédent surtout, à mesure qu’Ernest se fait plus discret, à mesure que Rebecca se fait de nouveaux amis, sa maladie se fait moins envahissante. La rappeler à nous en début d’album semble être davantage un moyen d’enfoncer le clou sur l’espoir que l’on peut avoir quant à l’amélioration de son état. Un album touchant donc, à bien des niveaux…

Pour le reste, on suit le même schéma utilisé depuis le départ, selon un principe qui a fait ses preuves : une maitrise parfaite de la narration pour une histoire continue, qui nous offre pourtant une petite chute à chaque page, un élément faisant sourire, voire davantage. De son ôté, A. Dalena nous offre de nouvelles ambiances pour ce nouveau cadre et des personnages toujours aussi mignons, des bouilles aussi attendrissantes, amusantes…

On aurait été en droit de penser que ce tome 4 mettait un terme à la série, avec un beau message d’espoir et pourtant, tant de choses laissées en suspens. Personnellement, cela ne m’a jamais déranger que certains éléments soient laissés à l’interprétation du lecteur. Pourtant, l’annonce du tome 5 et de son titre est sans équivoque, il y aura une suite et celle-ci ne pourra que nous attendrir à nouveau !

8/10  Je le dis sans honte, Ernest et Rebecca est une série destinée à un public féminin du tiers de mon âge, n’empêche, j’en suis fan !

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